Publié le mercredi 1 avril 2009

Rencontres au sommet

01 04 2009

Rencontres au sommet

2 avril à Londres (G20), 3-4 avril à Strasbourg (OTAN)

mardi 31 mars 2009

Plus bas dans la page : l’appel collectif lancé en France.
Au Québec et au Canada
Le 4 avril 2009 : le Canada et l’OTAN, hors d’Afghanistan !

par Échec à la guerre

Des manifestations auront lieu partout dans le monde pendant le Sommet de l’OTAN

Les 4 et 5 avril prochains, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) célébrera son 60e anniversaire. À cette occasion, des manifestations auront lieu à travers le monde pour demander la fin de la guerre menée par l’OTAN en Afghanistan. L’Alliance canadienne pour la paix et le Collectif Échec à la guerre appellent à des manifestations pan-canadiennes le 4 avril pour exiger la fin de cette occupation, dirigée par l’OTAN, qui a déjà tué des milliers de civils afghans et qui risque d’étendre la guerre à toute la région.

Après plus de sept années d’occupation, on ne voit toujours pas quand finira la tuerie en Afghanistan. Suivant les conseils du général étasunien David Petraeus, le nouveau gouvernement Obama a décidé d’appliquer en Afghanistan la même tactique de « surge » (afflux soudain de troupes) qu’en Irak. Le plan consiste à envoyer 30 000 soldats de plus. Les États-Unis veulent aussi acheter le soutien de milices afghanes en les armant et en les payant pour combattre aux côtés des forces d’occupation de l’OTAN. Plusieurs craignent qu’une telle approche accroisse les tensions entre les groupes ethniques et déstabilise la région encore davantage.

De plus, la guerre en Afghanistan commence déjà à s’étendre au Pakistan, avec l’augmentation des frappes aériennes des États-Unis dans les régions limitrophes. L’expansion de la guerre menace d’engendrer une grande instabilité sociale et politique dans un pays doté de l’arme nucléaire.

L’OTAN est un vestige de la guerre froide. Depuis cette époque, elle a tenté de se réinventer et est devenue une alliance militaire qui sert agressivement les intérêts de ses pays membres, principalement les États-Unis, dans des régions fort éloignées de l’Atlantique Nord. Ce faisant, l’OTAN crée et attise des conflits. L’élargissement proposé de la composition de l’OTAN à l’Ukraine et à la Géorgie, de même que le soutien de l’OTAN au projet de bouclier anti-missile en Europe de l’Est, alimentent une nouvelle course aux armements et augmentent le risque que le Canada soit entraîné dans d’autres conflits de l’OTAN.

Fait encore plus inquiétant, l’OTAN maintient sa politique du recours unilatéral aux armes nucléaires comme frappes préventives, une politique qui encourage la prolifération nucléaire et qui augmente le risque d’une guerre nucléaire.

Les membres de l’OTAN sont responsables d’au moins 75 % des dépenses militaires mondiales, allouant 1 000 milliards de dollars par année à cet effet. Au Canada, les gouvernements, tant libéral que conservateur, ont invoqué « nos engagements envers l’OTAN » en Afghanistan pour justifier la montée en flèche des dépenses militaires ; il est maintenant prévu d’y affecter 490 milliards au cours des 20 prochaines années. Le Canada — comme d’autres membres de l’OTAN tels le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Italie—continue de soutenir la guerre en Afghanistan contre la volonté populaire. Le 13 mars 2008 —à peine trois semaines avant un sommet de l’OTAN — le Parlement a voté de prolonger l’intervention militaire canadienne en Afghanistan jusqu’en juillet 2011. Les sondages indiquaient alors que 58 pour cent des Canadiennes et des Canadiens s’opposaient à cette prolongation.

La sécurité et la prospérité ne seront réellement possibles en Afghanistan que lorsque les gouvernements occidentaux mettront fin à leur appui à la guerre de l’OTAN. C’est à leur propre population que les membres de l’OTAN doivent rendre des comptes et non aux généraux de l’OTAN.

Venez manifester le 4 avril pour exiger le retrait des troupes canadiennes de l’Afghanistan et la fin de cette guerre menée sous l’égide de l’OTAN.

En France

Contre-sommet de l’OTAN à Strasbourg du 3 au 5 avril 2009 Non à la guerre, non à l’OTAN

L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (Otan) fêtera son 60e anniversaire du 3 au 5 avril 2009 à Strasbourg et à Kehl et Baden-Baden en Allemagne. Elle annoncera un « nouveau concept stratégique » qui entend substituer progressivement à l’Onu cette organisation militaire des grandes puissances occidentales sous commandement US. Nicolas Sarkozy qui accueille ce Sommet voudrait y annoncer la pleine réintégration de la France et appeler à de nouveaux renforts en Afghanistan…

De nombreuses associations et organisations se sont regroupées dans le Collectif Otan-Afghanistan pour préparer avec des centaines de partenaires du monde entier un puissant contre sommet.

Manifestations, conférences, village alternatif, meetings … exprimeront notre refus de voir le monde et l’Europe poursuivre la politique de la force, de la guerre, du surarmement et des gigantesques et absurdes dépenses militaires. L’aveugle et sanglante offensive militaire engagée fin décembre2008 par l’Etat d’Israël contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza vient souligner l’urgence de la mobilisation contre les guerres qu’engendre un système fondé sur la domination de quelques grandes puissances.

Assez d’argent pour les banques et les armées !

La crise financière, économique et sociale qui secoue le monde entier ne peut que nourrir les tensions, accroître le militarisme, ouvrir la porte aux guerres. C’est bien pourquoi le combat pour la paix est indissociable de la lutte contre un système qui engendre la misère, les inégalités, la récession. Nous voulons un monde plus solidaire pour engager le désarmement et un développement durable pour satisfaire les besoins des populations. Réduire les dépenses militaires (1335 milliards de dollars en 2007) de 10 % permettrait de d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement pour réduire de moitié la pauvreté. En France le budget militaire a augmenté de 5,4 % pour 2009 : est-ce la priorité quand on meurt de froid dans les rues ? Quand il faut sauver l’école et la sécurité sociale ?

Un monde de justice et de paix : c’est possible !

Le Collectif OTAN-Afghanistan a été créé en avril 2008 quand le Président de la République a annoncé à la fois la réintégration de la France dans les instances stratégiques de l’Otan et l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan sur des missions de combat.

Durant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait déclaré vouloir retirer les troupes françaises d’Afghanistan…

Avec la préparation du Contre sommet et la pétition nationale http://www.appelotanafghanistan.org, nous voulons susciter le débat : la France doit-elle renforcer le dispositif guerrier de l’Otan en Afghanistan ?

La France doit-elle réintégrer totalement l’Otan et de fait s’aligner sur la politique des Etats-Unis et sa vision de « guerre des civilisations » ? Une majorité de personnes s’opposent à ces décisions. Pour la paix, la justice, la démocratie faisons entendre notre voix ! Dans toute la France se mettent en place des « collectifs » pour permettre à ce débat d’avoir lieu.

L’OTAN, instrument militaire des US A et de leurs alliés

Créée le 4 avril 1949 (6 ans avant le Pacte de Varsovie) l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) était alors une organisation politico militaire, de défense du « libre échange », principalement dirigée contre l’URSS. C’est une alliance des grandes puissances occidentales sous commandement états-unien.

L’OTAN, fer de lance de la prolifération nucléaire

En 1979, l’Otan décide de déployer en Europe des missiles nucléaires de courte portée (Pershings). L’URSS de son côté entend faire de même avec des SS-20. De puissantes manifestations mettent en échec ces projets et arrachent en 1988 un accord de destruction des missiles à courte portée. Mais l’Otan possède aujourd’hui 480 missiles nucléaires déployés dans 5 pays. L’OTAN relance la course aux armes nucléaires avec le projet de bouclier antimissile en Pologne et en Tchéquie.

L’OTAN aggrave les tensions et fait la guerre en Europe

La chute du Mur de Berlin (9 novembre 1989) est suivie de la dissolution du pacte de Varsovie (21 février 1991). Loin de se dissoudre - comme promis au Président de l’Urss M. Gorbatchev - l’Otan étend alors ses objectifs : la défense des « approvisionnements en ressources vitales », la lutte « contre la prolifération des armes de destruction massive » et contre « le terrorisme ».

L’OTAN intègre progressivement les anciens pays membres du Pacte de Varsovie et encerle progressivement la Russie. A partir de 1995, l’OTAN intervient dans l’ex-Yougoslavie. La France participe aux bombardements aériens. Le 24 mars 1998, l’OTAN déclenche des frappes au Kosovo, sans mandat de l’ONU. En 1999, à la veille du 50ème anniversaire de l’OTAN, la Hongrie, la Pologne et la République Tchèque adhèrent. Cela coûtera 1,5 milliards de dollars à la Pologne, en équipements « OTAN ». Parallèlement, les USA installent des bases militaires dans les Balkans et dans des pays de l’Est. Budget de l’OTAN : 1,500 milliards d’euros en 2005 (contributeurs : US A (29 %), Allemagne (19,9 %), Royaume Uni (11,5 %), Italie (7,33 %), France (6,4 %) (voir site www.rpfrance-otan.org ). Les 26 Etats membres se sont engagés à consacrer 2% de leur budget à leur machine de guerre.

L’OTAN bras armé d’une guerre globale

En avril, 1999, le 50ème sommet de l’OTAN adopte le « concept stratégique pour le XXIème siècle », qui transforme l’organisation régionale en organisation militaire globale.

- 12 septembre 2001 : mise en oeuvre de l’Article 5 de la Charte de l’OTAN sur la solidarité mutuelle entre Etats membres, suite aux attentats du 11 septembre à New York.

- 20 décembre 2001 : le conseil de sécurité de l’ONU confie à l’OTAN la conduite des opérations en Afghanistan. C’est la première opération « hors zone ».

Le Traité européen de Lisbonne (2007) affirme que l’OTAN « reste, pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en oeuvre ».

En 2008, l’OTAN a 26 Etats membres. Le sommet de Bucarest retarde l’adhésion de la Macédoine, de la Géorgie et de l’Ukraine mais les considère comme « inéluctables ». Les Etats européens avalisent le déploiement du système antimissile US en Pologne et en République Tchèque, malgré l’opposition des populations.

L’élargissement géographique de l’OTAN, les définitions de ses missions toujours plus globalisées, en font un instrument au service de la politique de domination économique, politique et militaire des USA et de leurs alliés. Ces dernières années, les autorités françaises ont voulu faire de la France le « bon élève » de l’OTAN, en participant à la plupart de ses opérations militaires (Afghanistan, Kosovo, Bosnie, Macédoine,)

Cependant, M. Sarkozy a franchi une nouvelle étape en décidant à la fois de réintégrer le commandement militaire et de renforcer le contingent français en Afghanistan. Nous dénonçons cette décision qui engage la France dans un dangereux engrenage de guerres. L’OTAN, responsable de la situation catastrophique de l’Afghanistan

L’Afghanistan est ravagé par la guerre depuis 30 ans. Il est le champ de bataille où se combattent armées étrangères et factions afghanes : armée soviétique, seigneurs de guerre, talibans, OTAN... Ces guerres ont ruiné et détruit le pays, imposé à ses populations de terribles souffrances et l’oppression. Depuis la fin de l’année 2001, il est la cible d’une alliance militaire autour des Etats-Unis qui a le cynisme de prétendre imposer la démocratie par les bombes ! Les chiffres : 8 000 Afghans sont morts en 2007 à cause de la guerre. Ce triste record est déjà dépassé depuis le début de l’année 2008. 260 000 Afghans ont quitté leur pays depuis 2001 et se sont réfugiés dans des camps de fortune au Pakistan. 5 millions d’Afghans sur les 20 millions que compte le pays sont en situation d’ « insécurité alimentaire ».

Un pays à l’abandon et pillé par les pays de l’OTAN

L’alliance militaire déclare mettre tout en oeuvre pour reconstruire le pays. Cependant, sur les 25 milliards de dollars d’aides civiles promis, 10 milliards n’ont jamais été versés. 40% de cette aide est consacrée à payer les entreprises américaines et européennes qui ont remporté les contrats. La collusion entre les intérêts économiques états-uniens et les intérêts politiques des dirigeants afghans actuels est évidente. Le régime taliban (qui s’opposait au projet de pipeline américain) à peine renversé, le 27 décembre 2001, le Turkménistan, l’Afghanistan et le Pakistan signaient un accord relançant ce projet de pipeline.

M. G.W. Bush a aussitôt envoyé comme émissaire spécial à Kaboul un ancien collaborateur du groupe pétrolier américain Unocal, le diplomate Zalmay Khalizay. L’actuel président afghan Hamid Karzaï a lui aussi été consultant de ce groupe pétrolier, tout comme le futur ministre afghan des Mines et de l’Industrie Mir Sediq.

Un champ d’exercice pour les complexes militaro-industriels

Le déséquilibre entre l’effort militaire et l’aide civile est béant : depuis 2001, 140 milliards de dollars ont déjà été dépensés sur le plan militaire et seulement 7 milliards versés pour l’aide civile.

- Le nombre de soldats occidentaux a crû de 40 000 à plus de 60 000. De nouveaux renforts sont prévus.

- Le nombre de soldats tués est passé de 58 en 2004 à 230 en 2007. Les attaques suicides sont désormais de 3 à 4 par semaine alors qu’elles étaient quasi inexistantes en 2004.

Cette aventure militaire est une impasse. La solution repose sur une volonté de coopération et d’entraide et non de domination.

La France en première ligne

Le décès des 10 soldats français en août dernier a été un véritable choc pour l’opinion : la France est engagée dans une sale guerre. Le 20 septembre dernier, des milliers de personnes ont manifesté dans une quinzaine de villes sur le mot d’ordre « ne votez pas la guerre », destiné aux parlementaires qui devaient se prononcer le 22 sur l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan. Malgré l’opposition d’une majorité de l’opinion (67%) seules les formations de gauche se sont prononcées contre. L’Europe fournit, à travers ses 25 Etats membres sur 27 qui sont engagés dans la coalition américaine, plus de la moitié des soldats étrangers présents en Afghanistan. Elle n’a pris aucune initiative pour changer le cap de la présence des puissances occidentales en Afghanistan, alors même que les Etats-Unis sont entièrement dépendants des soldats européens ; leur retrait rendrait le maintien de la présence américaine intenable.

Avec désormais plus de 3 000 soldats français, l’Afghanistan devient le champ d’intervention le plus important de l’armée française à l’étranger. Le tout pour une dépense supplémentaire d’environ 150 millions d’euros par an, alors que l’enlisement du conflit afghan a déjà contribué à l’envolée des surcoûts budgétaires liés aux opérations extérieures. Ils sont passés de 100 millions d’euros en 2005 à 360 millions d’euros en 2007, avec un surcoût en 2008 qui devrait dépasser les 400 millions d’euros. NON A LA GUERRE NON A L’OTAN

A l’occasion du soixantième anniversaire de l’OTAN, nous manifesterons à Strasbourg le 4 avril 2009 contre les politiques militaires et nucléaires agressives de l’OTAN. Nous participerons au contre-sommet pour affirmer qu’un monde de justice et de paix est possible.

Nous l’affirmons avec force : la France doit renoncer à son intégration dans le commandement militaire de l’OTAN. Elle doit rompre avec une politique aux visées dominatrices méprisant les droits des peuples.

Nous refusons la vision dangereuse et manichéenne de la "guerre des civilisations" et toute réponse militaire aux crises mondiales et régionales.

Nous rejetons la course aux armements et refusons de vivre dans la crainte du recours à l’arme nucléaire. Il est inacceptable que les dépenses militaires engloutissent l’argent nécessaire à la satisfaction des besoins vitaux de l’humanité ; d’autant plus que les gouvernements voudraient faire payer aux peuples les dégâts du libéralisme financier. Nous exigeons la fermeture des bases militaires étrangères dans tous les pays. Pour construire un monde plus sûr et plus juste, nous voulons démilitariser et démocratiser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de solidarité et de coopération.

En Afghanistan, le bilan de l’occupation militaire est dramatique. Les populations afghanes doivent retrouver les moyens de décider de leur avenir. Il est temps de mettre en oeuvre une solution politique internationale fondée sur l’aide d’urgence et la reconstruction dans le respect des droits du peuple afghan, en particulier des droits des femmes. Nous demandons le retrait du dispositif militaire français des troupes de l’OTAN.

Premières organisations signataires : ACG, ACDN, Alternative Libertaire, ACCA, Les Alternatifs, ANECR, ATTAC, Américains contre la guerre (AAW), ARAC, Collectif des Iraniens contre la guerre, Collectif. Faty Koumba, Collectif la Guerre Tue, Congrès national d’Afghanistan, DIDF, Droit-Solidarité, Femmes solidaires, FSU, Initiative Féministe Européenne, IPAM/CEDETIM, LCR, MRAP, Le Mouvement de la Paix, M’PEP, NPA, organisation Femmes égalité, PCF, PCOF, PG, UJFP , Union pacifiste, Union syndicale SOLIDAIRES, Les Verts…

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Pour un moratoire sur le projet McGill

01 04 2009

Pour un moratoire sur le projet McGill et un débat national sur la nécessité des deux mégahôpitaux à Montréal

Il est inacceptable qu’on procède sans qu’il y ait eu de débat public sur cet enjeu majeur.

www.unseulmegachu.org
lundi 30 mars 2009

Avant le lancement officiel de l’appel de propositions de partenariat public-privé (PPP) pour le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et l’annonce d’un décret pour éviter un nouveau processus de consultation,( B- la coalition pour un seul mégahôpital unseulmegachu.org tiendra un point de presse aujourd’hui, dès 13 h 30, en face du site du futur CHUM (300, rue Viger Est).

D’une part, la coalition considère que la construction simultanée du McGill University Health Centre (MUHC) et du CHUM fera exploser les coûts de construction, comme l’ont évoqué plusieurs spécialistes, dont André Bourassa, président de l’Ordre des architectes du Québec. Situé dans un rayon d’à peine dix kilomètres à Montréal, chacun de ces mégacentres hospitaliers représente l’équivalent d’un stade olympique en investissements publics.

Selon Mario Beaulieu, porte-parole de la coalition à Montréal et président de la Société Saint-Jean-Baptiste, « le taux de rétention des médecins formés au CHUM est infiniment supérieur à celui du MUHC, dont une majorité des diplômés quittent le Québec moins de deux ans après leur formation. Par conséquent, la coalition demande un moratoire sur le projet McGill et une consultation publique nationale sur la pertinence d’ériger deux mégahôpitaux au centre-ville de Montréal, alors que les besoins sont criants dans toutes les régions du Québec. Cette énorme dépense de fonds publics, si elle se réalise, entraînera une très grave pénurie pour plusieurs décennies et ce sont les régions du Québec qui en subiront les conséquences. »

« Il est inacceptable qu’on procède sans qu’il y ait eu de débat public sur cet enjeu majeur. Il n’est pas trop tard pour éviter ce gouffre où seraient engloutis des milliards et saisir cette occasion pour en réduire le coût d’au moins 50 %. La coalition pour un seul mégahôpital propose le projet plus rentable et plus rassembleur de construire un seul mégahôpital à Montréal où la langue de travail serait le français et qui pourrait desservir à la fois l’Université de Montréal et l’Université McGill. »

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